Estampes : Lepage

"La forêt cathédrale" - Emmanuel Lepage
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"La forêt cathédrale" - Emmanuel Lepage

CHAMPAKA accueille Emmanuel LEPAGE !

Avec « La forêt cathédrale », l’éditeur Champaka Brussels a le grand plaisir d’accueillir Emmanuel Lepage, un des meilleurs illustrateurs et chromistes de la bande dessinée actuelle.


Au moment de découvrir le visuel que l’auteur de « Muchacho » avait réalisé pour le Festival de Laval, Champaka sut qu’il tenait un nouveau visuel magique pour sa collection « Icônes ». Pour cette seconde vie, la composition graphique - baptisée « La forêt cathédrale » - se voit restituée toutes les subtilités du dessin original.

« Le seul impératif, se remémore l’artiste, était de représenter le clocher de la basilique d’Avesnière. » L’artiste vient alors de publier « La terre sans mal », le premier des ouvrages d’exception qu’il conçut pour la collection « Aire Libre ». Il imagine alors de représenter seulement le reflet de l’édifice, faisant ainsi la part belle à l’évocation de quelques personnages mythiques de la bande dessinée. L'aspect souvent trop spécifique - et donc éphémère - d’une affiche de festival est gommé par la forte présence des personnages ; elle parle au-delà de son objet originel. « Cette image est empreinte d'une certaine nostalgie, comme d'une plongée, au propre comme au figuré, dans l'univers de nos jeunes années. »

Quand il s’aventure en terre d’illustrations, Emmanuel Lepage s’inscrit dans la lignée de géants nommés Pierre Joubert et René Follet. Il aime le travail de haute voltige graphique, de préférence sans filet. Quels sont, pour lui, les secrets d’une illustration réussie ? « Mes critères sont d'abord la lisibilité immédiate de l'image, que ce soit par la composition ou le rapport des couleurs complémentaires, quitte à pouvoir ensuite se perdre dans les détails. » A l’image des sentiers emprunté par les Indiens au cœur de « La forêt cathédrale », chaque spectateur peut alors explorer librement les profondeurs de la composition graphico-magique.

La quiétude est le sentiment qui domine au sein de « La forêt cathédrale ».
« L’image est mystérieuse, confie Lepage, mais aussi paisible. Il s’agit d'un temps suspendu témoignant de la rencontre de deux mondes : celui, « réaliste », de « La terre sans mal », et celui de l'imaginaire des grands héros de la bande dessinée. » Si le terme « forêt » du titre semble évident, celui de cathédrale pourrait intriguer.
« N'est- ce pas un lieu où l’on honore les grands personnages ? »

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