Estampes : Ever Meulen

"Automium" - Ever Meulen
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"Automium" - Ever Meulen

EVER MEULEN : UNE ENFANCE PLACÉE SOUS LE SIGNE DE L’ATOMIUM

Alors qu’il avait 12 ans, Ever Meulen a visité l’Expo ’58 à trois reprises. Depuis, il retourne régulièrement observer l’Atomium. Il avait déjà intégré le monument dans certains dessins mais, cette fois, il l’orchestre avec d’autres passions issues du jardin de son enfance.

Ever Meulen parle avec émotion des sensations qui furent les siennes en découvrant l’Atomium. « C’était un été très ensoleillé, et je n’ai gardé de ces visites que des souvenirs positifs sur l’Expo ‘58. L’Atomium en était l’élément le plus
spectaculaire.
» En 1967, il quitte son village de Flandre occidentale pour venir étudier le graphisme à Bruxelles. « J’ai alors assez vite pris le tramway pour revoir l’Atomium. J’ai toujours bien aimé le plateau du Heysel, un site que j’avais fréquenté, gosse, lors de visites au Salon de l’automobile. »

Enfant, le jeune Eddy rêve de faire le même métier que celui de ces auteurs dont il dévore le travail dans « Tintin » et « Spirou ». « Ces deux journaux étaient tellement importants pour la jeunesse, à cette époque. Cela m’a vraiment procuré beaucoup de joie et de bonheur. Je vivais dans un village isolé de Flandre occidentale et la bande dessinée, pour moi, c’était Bruxelles, et c’était francophone. En arrivant à la gare du Midi, j’étais confronté à la tête géante de Tintin, et en me baladant dans les rues de Bruxelles, j’étais constamment confronté à des images qui ressemblaient à du Franquin. »

Avec la sérigraphie Automium, Ever Meulen rend hommage aux passions héritées de sa jeunesse : automobiles, Expo’58, un trait « ligne claire » et une gamme de couleurs très « années ‘50 ». « Après une période où je n’ai plus dessiné de voitures car tout le monde m’en demandait, je suis revenu à ce qui est toujours resté une passion pour moi. En combinant des formes pas évidentes à marier, je fais du “customising” automobile en dessinant. Je voulais faire de la bande dessinée parce que j’aimais bien dessiner les voitures, les architectures, les gens dans la rue… La bande dessinée était le moyen de faire tout cela. Je ne réalise pas de BD classique, mais je fais mes histoires dans mes dessins. »

Le Maître Illustrateur voit l’Atomium comme une statue. « C’était très original, de faire cela à l’époque. Je l’ai montré à beaucoup de visiteurs américains ou autres, et tout le monde est impressionné. Même moi, je continue à l’être. J’y suis retourné début de cette année, c’était un jour très lumineux, avec un ciel ultra-bleu. C’était formidable d’être là, et je crois que cette sérigraphie bénéficie de ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Je suis content que l’Atomium existe, que ce soit dans notre jardin, ici à Bruxelles. »

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