Décembre 1993 voit la parution de « Révolution, révolution ... », le troisième volume de « Sambre ». Après le « bleu Bilal », le « rouge Yslaire » entre dans la légende de la bande dessinée. La collection « Papier Marbré » a accueilli l’image « Sarah » qui confronte Hugo, le père, et Sarah, sa fille. « Hugo, explique Yslaire, est le fils de Maxime, l'homme qui a fait la fortune des Sambre. Fragile, il a fait un mariage obligé. Pour fuir cette situation, il a voyagé et s'est consacré à des études scientifiques et théologiques. Il a essayé d'écrire « La guerre des yeux ». Développant le culte du père, Sarah va essayer d'écrire la suite de cet ouvrage. » Etrangement, Sarah a, dans cette image, un côté Vierge Marie. « Un dessin peut montrer autre chose que ce qu'il représente. On peut supposer que Sarah veut rester « la petite fille chérie de son papa ». Il y a une idée de pureté, de virginité qui est liée au mysticisme. Là, on rejoint peut-être la pose de la Vierge Marie. Même si, chez Sarah, cette volonté d'élévation spirituelle est triste. Ce n'est pas l'extase mais le regret de la pureté disparue. » Extrait de « Champaka News n°3 » - décembre 1993