Cette image prend le titre atypique du premier album de « Sambre » : « Plus ne m’est rien ». « Après avoir trouvé le nom « Sambre », confie Yslaire, j’avais suggéré à Balac que le titre de l’album soit une phrase. Cet élément forcément plus long répondrait au nom court de la série. On a cherché très longtemps. Balac voulait quelque chose de mystérieux, quelque chose qu’on ne comprenne pas complètement. Il voulait que le lecteur y trouve une multiplicité de sens. C’est ce qui lui avait plu dans le nom « Sambre ». Il fallait donc s’écarter des mots qui en disent trop, leur préférer ceux qui vous échappent. Il a trouvé cette phrase dans une correspondance entre Alfred de Musset et George Sand. Elle est mal comprise par la plupart des gens. Musset ne peut imaginer vivre davantage que ce qu’il a vécu avec Georges Sand. Le « plus » n’indique pas une absence -elle n’est plus là- mais un absolu. En sonnant comme une devise, cette phrase a parfaitement joué son rôle. On retrouve là un exemple de l’efficacité de Balac. »