Avec cette estampe, Champaka et Yslaire livrent une seconde variation sur une case mythique. « Réalisée en aplats, précise l’auteur de « Sambre », la conception de la première sérigraphie était erronée. Entre le noir et le gris le plus foncé, la frontière était encore trop visible. Comme dans l'album, d'ailleurs. Avec cette nouvelle mise en couleurs, elle retrouve une part de mystère. » Pour Yslaire, si on veut éviter d'avoir recours aux clichés, dessiner une scène d'amour devient une mise à nu personnelle. « On ne peut qu’imaginer ce qu'on a fait soi-même. Il y a un côté impudique. Travailler sur la ligne frontière entre la mort et l'amour avait un côté exaltant. J'avais envie de faire passer la tendresse de la chair en contraste avec le froid de la pierre. » Extrait de « Champaka News n° 3 » - décembre 1993