Archives : Yslaire

Amoureux de l'ombre

Amoureux de l'ombre

Lorsque « Sambre » déboule, la bande dessinée est encore en plein revival « ligne claire ». Quelques rares auteurs (Chaland, Floc’h, Ted Benoit…) la revisitent de manière moderniste. Les autres semblent tout heureux dans leurs costumes de sous-Hergé pathétiques ou de clones jacobsiens sans envergure. « Je suis lassé de la dictature de cette ligne claire qui ne permet aucune ombre, ni sur le plan graphique, ni sur le plan du scénario. Je suis fatigué de ces personnages dont la psychologie s’affirme tellement claire qu’ils en sont inexistants. J’ai besoin de contrastes, de lumières et d’ombres, de dit et de non-dit. Il y a dans tout être humain une part de mystère, d’ombre et de mort. Je ne vois pas pourquoi la bande dessinée n’en tiendrait pas compte. » déclare Yslaire, en 1989, dans « Les Cahiers de la BD »

Auteurs