Jacques Tardi réussit parmi les plus belles couvertures de la bande dessinée. Il se place ainsi dans la lignée d'Hergé et de Jacobs. Champaka rend hommage à cet art très particulier. 1996 vit la parution d' « Adèle et la bête ». « Le démon de la Tour Eiffel » sortit l'année suivante. En mai 1998, l’estampe « Le savant fou » est prête à être suspendue aux cimaises.
Comme chez Jacobs, les couvertures de Tardi sont très théâtrales… « … et très statiques, ajoute le dessinateur du « Cri du Peuple » dans la plaquette présentant la collection. Je ne suis pas un dessinateur du mouvement. Mes personnages sont figés, je fais des arrêts sur image… On n’est pas au cinéma ! La découverte, dans la vitrine du libraire de mon quartier, de la couverture de « La Marque Jaune » a été un choc pour moi. Je contemplais, intrigué, ces deux personnages qui me faisaient face, ce signe jaune mystérieux derrière (…) Cette couverture remplissait la fonction consistant à attirer l’œil de façon mystérieuse, pas de façon grossière comme peut le faire la publicité. »