Cet hommage au statuaire Arumbaya met en scène Phil Perfect, le héros fétiche de Serge Clerc. « Pour nous déplacer, se souvient José-Louis Bocquet - le préfacier de « Nightclubbing Desperados »- nous utilisions mon coupé Karmann-Ghia 1961 qui deviendra rapidement la voiture officielle de Phil Perfect. Serge dotera son personnage de certaines de mes qualités de pilote, lui faisant garer son véhicule avec la même élégance – dans les poubelles ou les vitrines. Parfois, Serge reçoit. Dans son atelier de la rue Max Dormoy se mélangent musiciens – je me souviens des Avions, plus bruyants qu’une escadrille de Spitfire -, dessinateurs – je me souviens de Loustal à son retour du Maroc – et créatures de rêve aux décolletés vertigineux – je me souviens de leur regard hautain à mon égard. Sur l’écran de la télévision s’enchaînent des clips que Serge a patiemment enregistrés avec son magnétophone à grosses touches – Bananaramas, Siouxsie, Squeeze, U2, The Nerve, Culture Club, Police, Human League, Silicon Teens, Flyng Lizards, B52’s. Dans leurs registres respectifs – la musique et la technologie -, le clip et le magnétophone sont alors les symboles d’une modernité insolente. »